Tout de suite maintenant : la rivalité des sentiments
Dans "Tout de suite maintenant", qui a été tourné en partie au Luxembourg, Pascal Bonitzer s'intéresse au monde de la finance. À travers les yeux de la jeune Nora et de son entourage, il montre à quel point les relations humaines et professionnelles peuvent être complexes. Un film juste et ancré dans notre époque.
Tout de Suite Maintenant, invite le spectateur à suivre Nora, jeune trentenaire dynamique qui débute une carrière dans la haute finance. Si elle gagne vite la confiance de ses supérieurs, elle se rend compte que son patron et sa femme ont fréquenté son père dans sa jeunesse et qu'une mystérieuse rivalité les oppose encore. Et puis il y a Xavier, son collègue, avec qui elle entretien une relation compliquée, contrairement à sa sœur qui tombe vite sous le charme du jeune homme ...
Comme c'est souvent le cas dans ses films, Pascal Bonitzer a teinté Tout de suite Maintenant de coïncidences, de faux-semblants et de quiproquo. À l'univers froid et déshumanisé de la finance, il oppose la chaleur du désir et des sentiments amoureux. Ses personnages sont dans une dualité constante, oscillant entre bienséance et liberté des sentiments.
Si le talent certain d'Isabelle Huppert, Jean-Pierre Bacri, Pascal Gregory et Lambert Wilson n'est plus à démontrer, le film offre à voir une Agathe Bonitzer toujours juste. La jeune femme use d'une autorité glaçante, mais dévoile peu à peu des failles qu'elle tente de colmater. Vincent Lacoste offre également une prestation sobre et toute en nuance dans le rôle du jeune premier ambitieux. Un rôle qui tranche avec toutes ses prestations précédentes. Il est la bonne surprise du film. Le film joue sur plusieurs tableaux. Entre histoires d'amour, transmission familiale, et secrets du passé, l'on se perd un peu parfois. Mais les dialogues, toujours de qualité chez Pascal Bonitzer, font oublier les quelques défauts du scénario.
Justine Baldin.
Comme c'est souvent le cas dans ses films, Pascal Bonitzer a teinté Tout de suite Maintenant de coïncidences, de faux-semblants et de quiproquo. À l'univers froid et déshumanisé de la finance, il oppose la chaleur du désir et des sentiments amoureux. Ses personnages sont dans une dualité constante, oscillant entre bienséance et liberté des sentiments.
Si le talent certain d'Isabelle Huppert, Jean-Pierre Bacri, Pascal Gregory et Lambert Wilson n'est plus à démontrer, le film offre à voir une Agathe Bonitzer toujours juste. La jeune femme use d'une autorité glaçante, mais dévoile peu à peu des failles qu'elle tente de colmater. Vincent Lacoste offre également une prestation sobre et toute en nuance dans le rôle du jeune premier ambitieux. Un rôle qui tranche avec toutes ses prestations précédentes. Il est la bonne surprise du film. Le film joue sur plusieurs tableaux. Entre histoires d'amour, transmission familiale, et secrets du passé, l'on se perd un peu parfois. Mais les dialogues, toujours de qualité chez Pascal Bonitzer, font oublier les quelques défauts du scénario.
Justine Baldin.







