A Real Vermeer : quand la création devient obsession
Avec "A Real Vermeer", le réalisateur Rudolf van den Berg propose aux spectateurs de faire une incursion dans la vie et surtout dans l'esprit du peintre Han van Meegeren, dont le désir de reconnaissance et l'arrogance ont fini par se retourner contre lui.
Amour. Haine. Passion. Admiration. Frustration. Mélancolie. Joie ... Le vocabulaire de manque pas lorsqu'il s'agit d'évoquer A Real Vermeer tant le film décrit toutes les strates émotionnelles par lesquelles passent le peintre Han van Meegeren. On le découvre dans les années 20, alors qu'il est un jeune artiste d'Amsterdam. Sa peinture est dans la lignée de celle de maîtres tels que Rembrandt ou Vermeer, mais les critiques d’art y voient une peinture désuète et assimilent même l’artiste à un faussaire. Pour leur prouver le contraire, van Meergren réalise alors une copie d’un Vermeer et tente de la faire passer pour un vrai.
Il réussit mais au lieu de révéler la supercherie et de ridiculiser le monde de l’art, il continue de produire des copies et de gagner beaucoup d’argent. Les mensonges s’accumulent et il perd peu à peu le contrôle de sa vie. Jusqu’au jour où un officier nazi de haut rang, Hermann Göring, vient frapper à sa porte, il est à la recherche d’un Vermeer pour sa collection privée…
Jeroen Spitzenberger est criant de vérité dans le rôle du peintre frustré en quête de reconnaissance qui finira par être rongé par la vengeance. Mais toute la force du film de Rudolf Van Den Berg tient dans le fait qu'il invite le spectateur à entrer dans la tête de l'artiste. Et cette exploration devient parfois intrusion. On découvre alors tout le processus complexe de l'oeuvre. Et tandis que l'amour est d'abord un facteur de création, il va finir par devenir le moteur de la vengeance. Montrant que la frontière entre le génie et la folie sont parfois très minces. La beauté ici surgit de la rage. Et à travers ce moment de vie inspiré d'une histoire vraie, le réalisateur fait le procès des critiques d'art qui, par leur objectivité constante finissent ici par être pris à leur propre jeu.
Co-produit par Tarantula Luxembourg, Rinkel Film, Fu Works et Cadenza Films le film est actuellement programmé au cinéma Utopia.
Justine Baldin Lamiable
Il réussit mais au lieu de révéler la supercherie et de ridiculiser le monde de l’art, il continue de produire des copies et de gagner beaucoup d’argent. Les mensonges s’accumulent et il perd peu à peu le contrôle de sa vie. Jusqu’au jour où un officier nazi de haut rang, Hermann Göring, vient frapper à sa porte, il est à la recherche d’un Vermeer pour sa collection privée…
Jeroen Spitzenberger est criant de vérité dans le rôle du peintre frustré en quête de reconnaissance qui finira par être rongé par la vengeance. Mais toute la force du film de Rudolf Van Den Berg tient dans le fait qu'il invite le spectateur à entrer dans la tête de l'artiste. Et cette exploration devient parfois intrusion. On découvre alors tout le processus complexe de l'oeuvre. Et tandis que l'amour est d'abord un facteur de création, il va finir par devenir le moteur de la vengeance. Montrant que la frontière entre le génie et la folie sont parfois très minces. La beauté ici surgit de la rage. Et à travers ce moment de vie inspiré d'une histoire vraie, le réalisateur fait le procès des critiques d'art qui, par leur objectivité constante finissent ici par être pris à leur propre jeu.
Co-produit par Tarantula Luxembourg, Rinkel Film, Fu Works et Cadenza Films le film est actuellement programmé au cinéma Utopia.
Justine Baldin Lamiable







